Emmanuel Macron n'était pas ce mercredi matin au Conseil des ministres. L'ancien ministre de l'Economie, après avoir annoncé sa démission mardi, a rendu toutes les clés de Bercy à Michel Sapin, qui ajoute donc à son portefeuille des Finances celui de l'Economie.
La passation de pouvoirs a donné l'occasion au nouvel homme fort de Bercy de glisser quelques petits messages à Emmanuel Macron sur ce qu'il doit à François Hollande où sur l'utilité d'un ministre. Plusieurs poids lourds du PS ont également fait part de leurs interrogations sur cette démission.
Il faut dire que l'ambiance est lourde à l'Elysée. Si cette démission met fin à des mois de rumeurs de départ d'Emmanuel Macron, elle affiche un peu plus les difficultés de François Hollande.
Le président, qui doit dire en décembre prochain s'il se représente ou non, est une fois de plus fragilisé par les ambitions d'un de ses anciens ministres.
Emmanuel Macron n'a pas encore officialisé ses intentions pour 2017, mais son attitude et ses propos laissent peu de doutes.
Dans les prochaines semaines, il pourrait, comme l'ont fait avant lui Benoit Hamon, Arnaud Montebourg et Cécile Duflot, annoncer sa candidature. Mais dans son cas, sans passer par une primaire.
Partie européenne de la France, appelée France métropolitaine. Description de cette image, également commentée ci-après.
mercredi 31 août 2016
Devant le Medef, Sarkozy rejoue son «travailler plus pour gagner plus»
Quelques-unes de ses propositions ont néanmoins été applaudies, comme la suppression du compte pénibilité, le rétablissement de la défiscalisation des heures supplémentaires, l'exonération des droits de transmission ou encore la suppression de l'ISF «dès le mois de juillet» et la suppression des seuils sociaux.
«Travailler plus pour gagner plus (...) Je n'ai pas changé d'avis»
«Le paritarisme, c'est l'autre mot de l'immobilisme, plus on dialogue moins on fait», a-t-il aussi lancé en rappelant qu'il veut supprimer le monopole syndical au premier tour des élections professionnelles. Il a également répété un de ses slogans de 2007, celui du «travailler plus pour gagner plus». «Je n'ai pas changé d'avis ce point de vue», a-t-il dit, en exposant sa réforme du temps de travail via référendum d'entreprise.
Inscription à :
Articles (Atom)

